Spectacle | Danse comme je bouge

L’Institut français du Cambodge continue de fêter les arts de la scène au Cambodge pour ses 30 ans ! 

Après trois soirées dédiés aux arts cambodgiens en novembre, c’est au tour de la danse de prendre place sur la nouvelle scène de l’IFC ! Avec une nouvelle fois trois soirées où se mêlent chorégraphes français de renommée internationale, arts traditionnels khmers et arts martiaux.

Au programme : démonstration de bokator, théâtre bassac, et deux spectacles de danse contemporaine, Pode Ser de Leila Ka et Comme un symbole de Alexandre Fandard.

• Jeudi 8 décembre 
19h | Leila Ka, Pode Ser

Leila Ka illustre la difficulté d’être soi ; il est question de limites, d’aspirations mais aussi de désarroi. Peut-être le désarroi d’être au monde et de n’être que soi. Leïla Ka s’engage seule dans un dialogue brut, à travers différents langages chorégraphiques, à la recherche des identités multiples qui constituent la personne. Entrée dans la danse par les portes du Hip-hop, interprète chez Maguy Marin pour May B, elle affronte, dans Pode Ser, le rapport à soi-même, à l’autre, à la société et s’élance dans une sorte de combat qui n’en finira plus. Combat que l’on devine tant à elle-même qu’aux assignations.

19h40 | Alexandre Fandard, Comme un symbole

Tour à tour barbare, racaille, terroriste potentiel ou éternel étranger, le « jeune de banlieue » est une figure souvent masculine, méprisée, adulée, sacrifiée ou érotisée. Les créations d’Alexandre Fandard, artiste visuel et chorégraphique, ne se figent jamais dans une seule forme et portent à la scène tous ces archétypes bétonnés. Dans cette nouvelle recherche en solo, il réhabilite le jeune de banlieue Comme un symbole. Alexandre Fandard se nourrit du clair-obscur tel le peintre le Caravage, et construit par la danse et la scénographie une sorte de « paysage état d’âme » sur scène : l’homme, ses désirs, ses limites mais également son pouvoir de sublimer ce qu’il ne comprend pas, ce qu’il ne peut atteindre. Dans une atmosphère à l’horizon politique et écologique chaotique, l’individu se replie sur lui, dans son propre reflet, il est comme étouffé par lui même. Il n’y a plus rien à voir. La face de l’homme s’efface, le corps s’altère pour donner naissance à de sombres chimères sur scène. 

Vendredi 9 décembre 
19h | Théâtre Bassac avec l’Université Royale des Beaux Arts, Vireak Neary Banteay Srey

Découvrez la légende du temple de Banteay Srey avec cette performance de théâtre Bassac ! La « citadelle des femmes » fut elle nommée en honneur à ses femmes cambodgiennes qui, selon la légende, auraient pris les armes quand leurs maris, alors soldats furent faits prisonniers par l’armée ennemie et auraient combattu pour aider à la libération de leur pays et de leurs hommes ? 

20h | Leila Ka, Pode Ser
20h40 | Alexandre Fandard, Comme un symbole
 
• Samedi 10 décembre 
19h | Démonstration de Bokator avec le Cambodia Kun Bokator Federation

Partez à la découverte d’un art martial millénaire : le bokator lors d’une demonstration sur la scène de l’Institut français ! Fondé au IIIe siècle, il s’agissait à l’époque de techniques de bras armés destinées à contrer des adversaires armés de lances ou d’épées. Il se caractérisait par des positions très basses, des techniques de combat rapproché et des attaques simultanées visant les points vitaux pour dit-on, disloquer les articulations du corps humain. Autant art que combat, cet art martial se concentre également sur les aspects mentaux et psychiques du combat, avec la récitation de mantras permettant de prendre l’ascendant sur, voire le contrôle de, l’esprit de l’ennemi.

20h | Leila Ka, Pode Ser
20h40 | Alexandre Fandard, Comme un symbole

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