Portrait | Nicolas Wild Portrait | Nicolas Wild
Découvrez le portrait de Nicolas Wild, actuellement en résidence à l’Institut français du Cambodge pour la réalisation d’une BD reportage sur la mutation urbaine... Portrait | Nicolas Wild

Découvrez le portrait de Nicolas Wild, actuellement en résidence à l’Institut français du Cambodge pour la réalisation d’une BD reportage sur la mutation urbaine de Phnom Penh.

  • Pour ceux qui ne vous connaisse pas, comment présenteriez-vous ? Comment décririez vous votre travail ? Quels sont vos thèmes favoris ?

Depuis quelques années, je me suis mis à raconter mes voyage en bande dessinée (Kaboul Disco), puis lentement je me suis mis à faire des reportages illustrés (Ainsi se tut Zarathoustra). Mes thèmes favoris sont la géopolitique et le voyage sous toutes ses formes (tourisme, migrations, quête de soi, découverte du monde…)

  • Quand avez-vous commencé à dessiner ? Comment est née votre passion pour la bande dessinée ?

J’ai commencé à dessiner dès l’enfance et je me suis jamais arrêté. Dans ma première bande dessinée, je raconte l’histoire de mon ours en peluche. J’avais huit ans et je me suis dis que ça serait pas mal d’en faire un métier. À l’époque je dessinais pour fuir le monde, maintenant, je dessine pour comprendre le monde.

  • Quels sont vos dessinateurs ou peintres préférés, ceux que vous admirez, ceux que vous voudriez faire découvrir ?

J’ai des goûts assez disparates. J’aime surtout les artistes qui ont créés des formes narratives nouvelles, Hergé, Hitchcock, David Lynch… Le dessin en tant que forme artistique finale ne m’intéresse pas trop. Pour moi, la beauté naît du mouvement narratif.

  • Quel est votre plus beau souvenir dans votre parcours de dessinateur ? (anecdote à l’appui ?)

Le travail de dessinateur est assez solitaire. Par contre, promouvoir son travail en se rendant dans différents festivals donne l’occasion de se faire plein de nouveaux amis et de rencontrer ses lecteurs. On passe de rôle de l’ermite à celui du glouton social en permanence. J’aime cette joyeuse schizophrénie. Oups, je n’ai pas répondu à la question.

  • Quels conseils donneriez-vous à un(e) jeune dessinateur pour se lancer ?

Ne pas avoir peur de la critique, montrer son travail en cours à un large publique. Ne pas baisser les bras. Faire du yoga. Avoir une bonne hygiène de vie. Donner de l’argent à une ONG. Manger bio. Arrêtez de fumer. Apprendre une langue morte. Faire des pâtisseries et inviter ses amis à venir les  manger. Dire non à la drogue. Faire des siestes l’après midi. Et surtout suivre son inspiration ! Arrêtez de lire cette interview et sortez vous oxygéner.

  • Parlez-nous de votre résidence à l’Institut français du Cambodge ? Comment est née cette idée ? Quelles sont vos premières impressions de Phnom Penh ? Qu’est-ce qu’on aura l’occasion de voir et quand ?

L’idée de m’inviter ici afin de travailler sur le thème de l’urbanisme de la ville est née dans le cerveau fertile de Simon Gardan (Responsable de la Médiathèque de l’IFC) et de l’un de ses aides de camps. J’avais déjà baroudé du côté de l’Inde, de la Thaïlande et du Népal et, de fait, j’ai eu l’impression d’une étrange familiarité en arrivant à Phnom Penh. Cette familiarité s’est dissoute au fur et à mesure que je naviguai dans la complexité de l’histoire et la société cambodgienne. Avec l’aide de(s) Dieu(x) ma BD reportage sera fini courant juin 2017.